17/04/2008

Le Grand Conseil à bout de souffle?

"Les constituants genevois de 2008 ne seront pas des révolutionnaires, ni des partisans du Grand Soir, ou des Lendemains qui chantent, écrit Michel Halpérien dans le Nouveu Libéral du mois d’avril. Ils seront des visionnaires paisibles, attachés à repenser le fonctionnement de notre Etat. Rédiger la Constitution consistera d’abord à affirmer l’état de droit", poursuit le président du parti libéral genevois. Qui ouvre ensuite, heureusement, toutes grandes les vannes de la refondation du canton de Genève.


«Comment voulons-nous que la société genevoise de demain soit structurée? Quelle sera, par exemple, la place des communes dans cette organisation ? Devront-elles disposer de compétences accrues? Et dans quel domaine? Et quelle devrait être, s’il en est une, la juste place de la Ville de Genève, seule mégacommune d’un canton qui n’en compte pas moins de quarante-cinq.» Mais aussi «quelle indépendance pour la justice ? Quelle liberté pour le législatif? Quelle place à notre gouvernement?» 

Que de questions ! Vraiment on attend avec intérêt les réponses du parti libéral. Le Nouveau libéral en livre quelques-unes

Faut-il sauver Russin, s’intrerroge Christian Reiser. Prudent, le libéral se contente d’analyser les résultats d’un sondage lancé sur le site internet du parti. Résultat, c’est surtout la Ville de Genève qu’il faudrait supprimer ou affaiblir en créant des maries d’arrondissement. Solution plébiscitée par deux tiers des sondés, note Christian Reiser sans rien nous dire du degré de représentativité du sondage libéral.

«Le Grand Conseil genevois est à bout de souffle», écrit pour sa part Olivier Jornot. Le sondage à l’encontre du credo du parti indique cependant qu’une faible majorité est favorable au maintien d’un parlement de milice. Mais c’est le renforcement de la fonction présidentielle du collège gouvernemental que vise les libéraux. Pourquoi ne pas élire un premier ministre qui serait chargé de composer son gouvernement et qui serait responsable devant le Parlement ?

J.-F. Mabut 

17:01 Publié dans Le pouvoir législatif, Partis | Lien permanent | Commentaires (1) | |  Facebook

Commentaires

On aimerait surtout que les parlementaires, tant cantonaux que fédéraux, prennent leurs responsabilités et gouvernent ! Le nombre de sujets qui passent en votation est ahurissant, sans parler de leur complexité, bien des fois, ou de leur insignifiance, au contraire. Alors si les députés ne s'en sortent pas, ou refusent de porter le chapeau, comment voulez-vous que le citoyen lambda y arrive ? Professionnalisons les parlements, élisons un président de gouvernement et sanctionnons par les urnes.

Écrit par : Paul Marbach | 18/04/2008

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