05/06/2008

En débat

Nul ne sait ce que la constituante donnera, mais certaines failles étaient particulièrement évidentes mercredi soir à la Maison des Association. Lors d'un débat organisé par la FAGE (Fédération associative genevoise), animé par la Tribune de Genève, intitulé : « La constituante, pourquoi y aller ? », on a pu toucher les divergences séparant la gauche de la droite d'une part, en particulier sur la question de l'extension des droits et des droits populaire, mais aussi voir apparaître une opposition frontale entre les associations (la Fage et Pic vert (les représentants des propriétaires de villas) et le monde politique. "Nous n'allons pas refaire le Grand Conseil", s'est escrimé à répéter avec une sorte de désespoir le président de la Fage, Yves Lador. Réponse en substance du libéral Olivier Jornot : « Avec vos grands principes fumeux, on n’est pas sorti de l’auberge ».

 

Deuxième élément, les acteurs ne sont pas encore au point. La Fage n’a pas encore finalisé sa réflexion, le PDC non plus ; de leur côté, les libéraux restent assez vague. Patricia Solioz Mathys du PDC  a rappelé l’importamnce de la famille. Quand au libéral Olivier Jornot, il a désigné la « réorganisation » du territoire genevois comme étant LA priorité. En revanche, le PS, les radicaux et les Verts sont plus avancés. Leurs programmes figurent d’ailleurs sur les sites de leurs partis.

 

Comment rendre compte de l’avancement des travaux de la constituante ? Ce point a occupé passablement les dégâts. Si le radical Alexandre Boehler penche pour une simple newsletter, le PS propose des consultations populaires. Sur un panel ? Par sondage ? La socialiste Véronique Pürro est restée évasive. Évasif, c’était peut-être le mot clé du débat de mercredi. Si les enjeux sont clairs : organisation du territoire, des pouvoirs, de l’agglomération etc, la manière de les concrétiser dans une constitution semble en revanche bien lointaine. (MBN)

 

18:47 | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook

Les commentaires sont fermés.