24/08/2008

Quelles valeurs pour quel canton ?

Par Rémy Bucheler, candidat PDC à la Constituante

Bucheler pdc.pngLe 19 octobre, les Genevois éliront 80 personnes chargées de la révision complète de la constitution genevoise. Ces élus auront pour tâche de redonner une jeunesse à notre canton, fédérer ses habitants autour d’un projet commun, réformer ses institutions et préparer son avenir. La Constitution, texte fondamental qui régit le citoyen à son Etat, porte en elle les valeurs sur lesquelles repose le cadre de vie qu’offre notre territoire. La réécrire nécessite de se poser deux questions : qui sommes-nous, et que voulons-nous ?


Le Parti Démocrate-Chrétien genevois s’est engagé dans cette aventure unique et a clairement énoncé les valeurs qu’il souhaite défendre ainsi que ses objectifs pour le nouveau texte au travers de dix principes. Fruit d’une vision pragmatique, le premier but des élus PDC sera de rédiger une Constitution simple. Un texte d’une telle ampleur définit un cadre de vie et non des règles spécifiques qui risquent de servir des intérêts particuliers plutôt que le bien commun. Ce cadre devra également laisser aux nouvelles générations la flexibilité dont elles auront besoin pour innover.

A la question Qui sommes-nous ?, la réponse est un canton ouvert, sur le plan international comme au niveau régional, autant qu’envers les autres cultures et nationalités. Cette ouverture place Genève au premier plan de la scène internationale depuis des décennies ; sa visibilité doit être maintenue et même utilisée afin de promouvoir un comportement responsable de chacun, surtout à l’heure de la mondialisation. Cette vie internationale amène aussi de nouveaux défis : l’accueil des religions et l’intégration des étrangers nécessitent maintenant une attention particulière ; tout en respectant et défendant la liberté de croyance, notre canton doit permettre à tout un chacun de s’intégrer à notre société et à son fonctionnement. Enfin, Genève est également au cœur d’une région transfrontalière qui a une influence sur la vie de ses habitants : ces derniers doivent pouvoir prendre part aux décisions d’envergure régionale, par le vote ou un organe consultatif transfrontalier.

A la question Que voulons-nous ?, la réponse est un cadre de vie propice au développement et à la rencontre de chacun. En défendant la famille, le Parti Démocrate-Chrétien souhaite offrir à tous les enfants un cadre de vie favorisant leur épanouissement et leur éducation. Le développement personnel et professionnel de chacun passe aussi par l’accès à une formation adaptée. Pour le bien-être de ses habitants autant que son avenir économique, notre canton doit prévoir des possibilités de formation de base comme continue correspondant aux besoins de l’économie et accessibles à tous. Enfin, l’Etat se doit de protéger la vie privée et l’intimité face au développement de technologies toujours plus intrusives.

En matière de réforme des institutions, il est capital de renforcer la position et les pouvoirs des communes. Rien ne sert de fusionner à tout va si les communes restent condamnées à ne pas pouvoir défendre leur point de vue, elles qui sont par essence l’institution publique la plus proche des citoyens. La création d’une Chambre des communes, ou d’un organe similaire doté d’une légitimité institutionnelle, est à ce titre la solution la plus intelligente et novatrice.

Garantir le bien commun dans une vision honnête et réaliste, tel est le projet du Parti Démocrate-Chrétien. La campagne et le débat qui s’ouvriront prochainement seront passionnants : intéressez-vous y !

Rémy BUCHELER,
étudiant, formateur d’adultes,
candidat PDC à la Constituante,

23:46 Publié dans Contributions individuelles, Débats publics | Lien permanent | Commentaires (1) | |  Facebook

Commentaires

Quand vous dîtes: "Rien ne sert de fusionner à tout va si les communes restent condamnées à ne pas pouvoir défendre leur point de vue", je vous répondrai que "rien ne sert d'acquérir davantage de pouvoir si on en reste à 48 communes dans le canton". Il faut à la fois fusionner les communes et leur donner une autonomie de proximité pour gérer des services qui ne feront pas double emploi avec ceux du canton ou ceux d'autres communes ! Enfin, pour disposer des budgets suffisants et pouvoir faire des économies d'échelles, les communes ne devraient pas avoir moins de 10'000 habitants. Leurs terrains de gestion ? les infrastructures parascolaires, les services sociaux de proximité, la vie associative, culturelle et sportive (avec des investissements réalisés en intercommunalité).

Écrit par : Jean-Bernard Busset | 25/08/2008

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