17/09/2008

Avant tout: garantir la justice sociale!

ÖZDEN bobine.jpg"La nouvelle Constitution genevoise devra garantir en premier lieu la justice sociale, car «l'injustice sociale tue à grande échelle» comme le constate une récente étude de l'Organisation mondiale de la santé*." Melik Özden, candidat socialiste, à la Constituante défend dès lors le renforcement des droits démocratiques, le renforcement de la production des services publics par des agents de l’Etat, l’égalité de traitement entre tous les habitants sans distinction d’origine et la solidarité internationale.


Par Melik Özden, candidat à la Constituante sur la liste n° 7 «Socialiste pluraliste»


Le 19 octobre prochain, le corps électoral genevois élira les 80 membres de l'Assemblée Constituante. Les enjeux sont de taille, et il est important que les élu-e-s aient une vision globale de l'organisation future de la société.

En effet, quel rôle à attribuer à l'Etat ? Quelles relations entre autorités politiques et citoyen-ne-s ? Quels partages des tâches entre les communes et le canton ? Quelle gestion du territoire avec nos voisins vaudois et français ? Quels droits fondamentaux à inscrire dans la Constitution? La liste est longue…

Cependant, il y a un point fondamental auquel on ne peut et ne doit pas déroger: la nouvelle Constitution genevoise doit garantir la justice sociale, car « l'injustice sociale tue à grande échelle » comme le constate une récente étude de l'Organisation mondiale de la santé .

En effet, la mondialisation néolibérale, qui «ne repose sur aucune théorie économique» et qui est «au service d'intérêts privés» ** , a augmenté les inégalités entre les pays et au sein des pays, tout en modifiant l'organisation de la société: les Etats déclarent forfait, en renonçant à leurs rôle et obligations envers leurs citoyens, alors que ces derniers ont l'impression que leur avenir leur échappe, les décisions étant prises ailleurs, malgré les apparences démocratiques.

Certes, une Constitution n'est qu'un texte et, à ce titre, ne peut résoudre tous les maux d'une société, d'autant plus qu'il s'agit de la loi fondamentale au niveau cantonal et qu'elle ne  saurait contrevenir à la Constitution fédérale, ce qui limite naturellement la marge de manœuvre de l'Assemblée Constituante. Cependant, une loi fondamentale doit cadrer l'orientation et l'organisation économique et politique d'une société. C'est pourquoi, la nouvelle Constitution genevoise doit avoir comme boussole l'intérêt général et non pas les intérêts de quelques groupes privés.

Dans ce cadre, la nouvelle Constitution doit, entre autres :

  1. garantir les droits démocratiques. Par exemple, les droits et possibilités d'actions des citoyens (initiatives, référendums, pétitions, droit de recours, participation aux prises de décision) aux niveaux communal et cantonal doivent être renforcés. S'il faut encourager la fusion des communes de petite taille afin d'équilibrer quelque peu la disparité entre elles, il ne faut surtout pas l'imposer d'en haut, car une telle démarche doit venir des communards eux-mêmes. Il faut également éviter des mesures rétrogrades au nom d'une prétendue « efficacité » ou « rationalisation », sachant que la démocratie a un « coût » ;
  2. garantir les droits économiques, sociaux et culturels tels que les droits à l'alimentation, à la santé, au logement, à l'éducation, au travail, à l'information, etc. Ces droits doivent être assurés en particulier par les services publics, sachant que le secteur privé - du fait de sa nature même - ne peut assurer un service universel dans ces domaines et qu'il ne peut être que complémentaire à l'action de l'Etat. Dans ce contexte, le droit à la propriété privée doit être relativisé, en particulier dans le domaine du logement, afin de limiter et de prévenir les spéculations.
  3. éviter de favoriser tout corporatisme: elle doit être inclusive. Elle doit également intégrer dans la vie politique et sociale toutes les composantes de la société (Confédérés, migrants, réfugiés et travailleurs appelés pudiquement « sans papiers »). D'ailleurs, les instruments internationaux en matière de droits humains, ratifiés par la Suisse, ne font pas de distinction entre les nationaux et non nationaux. Ce sont les législateurs qui, en quelque sorte, introduisent la « discrimination » dans les législations.
  4. assurer la solidarité internationale par divers moyens (aide humanitaire, coopération au développement, promotion du commerce équitable, etc.).



* Cf. Conclusions de la Commission des déterminants sociaux de la santé de l’Organisation Mondiale de la Santé, rendues publiques le 28 août 2008, www.who.int/mediacentre/news/releases/2008/pr29/fr/
** Voir l'article de Joseph E. Stiglitz, ancien économiste en chef de la Banque mondiale, intitulé «La fin du néolibéralisme» daté du 21 juillet 2008: www.lesechos.fr/info/analyses/4753592-la-fin-du-neoliberalisme.htm



Les candidats qui souhaitent être publiés dans la Gazette de la Constituante peuvent adresser leur contribution à blog@tdg.ch

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Commentaires

J'adore la clairvoyance socialiste !

"en renonçant à leurs rôle et obligations envers leurs citoyens, "

Mais alors, pourquoi les dinosaures politiques et socialistes, restent-ils en place ?

Que faire de Moritz Leuenberger, Micheline Calmy-Rey, Laurent Moutinot, Charles Beer, Carlo Sommaruga ? (la liste étant trop longue, je m'arrête là, volontairement).

A quand leurs démissions ?


"comme boussole l'intérêt général et non pas les intérêts de quelques groupes privés."
Et bien, la voila encore à l'œuvre, cette fameuse clairvoyance socialiste !

Pourquoi ne pas y mettre dans cette Constitution, une procédure en destitution (démission forcée par le parlement de milice) ?

Le fameux droit à la santé est devenu en fait, une obligation de contracter.
Mais, il n'y a que ceux, désireux de ne pas accomplir leur service militaire, qui peuvent contester par l'argument "objection de conscience".
Donc, pour défendre sa patrie, un devoir, on peut mettre en évidence ses "objections".
Au contraire, lorsqu'il s'agit de santé, on ne peut rien amener comme argument.

Nous sommes donc obligés de nous soigner, malgré nous.
Augmentation des coûts de la santé ?
Évidemment, pris en otage et obligés de payer, les citoyens, clients des assureurs, veulent en avoir pour leur argent.
Une chose qu'avant la LAMAL, évidemment, les citoyens, ne faisaient pas.
Ils s'en moquaient de leur santé ... ;o)

Ils n'étaient pas responsable, alors, en introduisant l'obligation de contracter, les citoyens, sont maintenant responsables.

Responsables ? ! ?

"le droit à la propriété privée doit être relativisé"
Cela est très responsable, ... , oui ... quand on est socialiste.

Charles Beer devrait s'inspirer de la proposition de son collègue de parti : "éviter de favoriser tout corporatisme: elle doit être inclusive"...en effet, qui sont les 93 directeurs d'école ?

Dites ... pourquoi oublier les ... martiens, par exemple ? ou bien tout autre "alien" ... ?
"Elle doit également intégrer dans la vie politique et sociale toutes les composantes de la société (Confédérés, migrants, réfugiés et travailleurs appelés pudiquement «sans papiers»)."

Dites ... ces politiciens ... se font bien élire par des ... nationaux ?
"assurer la solidarité internationale par divers moyens (aide humanitaire, coopération au développement, promotion du commerce équitable, etc.)."
Que veulent-ils dans cette solidarité, alors même qu'il y a des suisses SDF, des montagnards qui galèrent ...etc.

Dernier exemple en date d'aide humanitaire ... la Géorgie ...

La Géorgie attaque (on se fout de la vérité) l'Abkhazie, l'Ossétie, les Russes répliquent et les autres (les cons) passent à la caisse, en envoyant de l'aide ... humanitaire.

La bonne blague !

Pourquoi n'étaient-ils pas ... humanitaires, les belligérants, avant la guerre ?
Qui les a obligé à se battre, à se faire la guerre ?
Il faut en supporter les conséquences !

Écrit par : Victor DUMITRESCU | 17/09/2008

"Dans ce contexte, le droit à la propriété privée doit être relativisé" Tiens, le socialisme se tourne vers les idées communistes et totalitaires ! A bas les proprios privés ! Et on nous parle de démocratie ! D'atre part, arrêter de parler de droits humains, cela s'appelle Les Droits de l'Homme dans le monde entier ! même si cela emm..de Cruella !

Écrit par : Octave Vairgebel | 17/09/2008

Voyez l'analyse de cette problématique sur le blog CIVITAS : le dernier billet est éloquent sur ce mécanisme! Ce même discours est tellement ressasé et voyez les effets qui n'excusent en rien les faits de la clique à Beer & Cie...

Écrit par : Micheline | 17/09/2008

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