24/11/2008

La chaire de Gouvernance digitale s'intéresse à la Gazette de la Constituante

wikiconstitution radicale.jpgLa chaire de Gouvernance digitale de l'IDHEAP s'intéresse à la Constituante genevoise. Son titulaire, le Genevois Olivier Glassey est en train de rédiger un article sur l’utilisation des nouvelles technologies (blogs, wiki, réseaux sociaux, vidéos, mobiles) dans le cadre de la Constituante genevoise. L'article sera soumis début décembre pour publication à l'European Journal of ePractice qui prépare une édition spéciale sur l'eParticipation. La Gazette de la Constituante a naturellement attiré l'attention de ce chercheur.


La Gazette de la Constituante a été créée en février 2008. Quelques jours avant le plébiscite que les Genevois ont réservé au principe de la révision totale de la Constitution par une assemblée spéciale. Le blog a publié 252 billets à ce jour et reçu 529 commentaires. Son audience varie fortement en fonction de l'actualité. De quelques dizaines de visiteurs par jour à près de quatre mille les 19 et 20 octobre dernier, date de l'élection de la Constituante.

La Gazette de la Constituante répertorie les blogs créés par 78 des 532 candidats. 18 blogueurs ont été élus. Mais l'activité éditoriale tant des candidats que des élus restent très marginale, à quelques exceptions près. Bloguer est une discipline qui réclame un peu de temps. Bloguer c'est aussi s'exposer, observer le monde et son environnement et porter un jugement sur l'un et sur l'autre. Un exercice parfois délicat. 

Olivier Glassey a également porté son attention sur la wikiconstitution www.constituante.ch mise en place à la fin 2006 par Alexandre Böhler, assistant parlementaire du groupe radical. Un projet qui n'a guère suscité d'intérêt faute, à mon avis, d'avoir su nouer un partenariat avec un média traditionnel. La Fédération associative genevoise (Fage, qui a aussi créé son blog http://constituante.blog.tdg.ch) a également tenté l'expérience de la wikiconstitution (voir aussi ici). d'autres partis et associations ont taté de l'interactvité. Tous ces projets ont manqué de publicité et de suivi. 

La toile n'est pas encore le carré de sable des députés. "Genève est le canton le plus avancé dans l'ordre de l'e-parlement", nous indique Maria-Anna Hutter, sautière du Grand Conseil, qui connaît bien le sujet pour s'y intéresser et avoir travaillé à la Chancellerie fédérale. L'échange par e-mail des documents atteint désormais tous les députés genevois. Mais aucun outil logiciel de rédaction collaborative des projets de loi et des rapports parlementaires n'est mis en oeuvre.

La Constituante genevoise aura-t-elle l'audace d'innover? Ou se contentera-t-elle de reproduire la pratique parlementaire habituelle, où le travail en commission à huis clos débouche sur des rapports discutés et votés en trois débats au cours de séances plénières non interactives?

JFM

 

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