18/05/2009

Les sujets qui fâchent: c'est pour bientôt?

vidéo contat Hickel 15 mai 09.jpg"Alors, Madame la coprésidente, les sujets qui fâchent, c'est pour bientôt?" L'élue du parti Vert et associatif, Marguerite Contat Hickel, vient de passer le témoin de la première coprésidence l'Assemblée constituante au libéral Jacques-Simon Eggly. Nous l'avons rencontrée vendredi 15 mai au secrétariat de la Constituante, 2 Henri-Fazy, entre Chez Glôzu et la Tour Baudet, où elle nous a accordé une interview vidéo (cliquer sur lire la suite ci-dessous).

Point encore de sonnette à la porte du 3e entresol. Il faut toquer pour entrer. L'espace est vierge. Aucune affiche, aucun logo sur mur. La secrétaire générale Sophie Florinetti est au four et au moulin. L'ex-patronne éphémère de la Gérance immobilière de la Ville vient d'entrer en fonction. Elle est en train de compléter son équipe. Tandis que les cinq commissions thématiques turbinent à plein régime depuis après Pâques et que la prochaine session pléniaire est agendée pour jeudi 28 mai. Au menu entre autres, plan de communication et élection de la stratégique Commission de rédaction.

Alors les sujets qui fâchent: un gouverneur pour Genève, la fusion des communes, les droits civiques aux étrangers, la gouvernance régionale, la société à 2000 watts, le salaire minimum garanti, etc. c'est pour quand?


"Vraisemblablement pas avant Noël", estime Marguerite Contat Hickel. La Constituante travaille, mais elle cherche encore ses marques. Les citoyennes et citoyens peuvent certes adresser leurs doléances et leurs pétitions aux 80 élus, mais la démocratie participative que nous promettaient les listes de gauche notamment n'est pas au rendez-vous.

Les constituants sont partagés entre l'envie ou l'ambition de rédiger une constitution qui décoiffe -  à quoi bon, se disent certains (la majorité?) siéger quatre ans si le résultat est une simple réécriture de la loi fondamentale qui régit le vivre ensemble des Genevois - et le souci de ménager la chèvre et le chou afin que le texte qui sera soumis au vote des citoyennes et des citoyens en 2012 ait quelque chance de séduire le souverain.

Les constituants sont également tiraillés entre le temps long qui est celui d'une constitution - celle qu'il cogite devrait servir pour tout le XXIe siècle - et le temps court qui préoccupe les Genevois. La crise économique est à la fois une chance pour repenser les règles du jeu et un handicap, car la peur qu'engendre le changement n'est guère propice à un débat démocratique serein.

Les constituants hésitent encore sur la marche à suivre. Ils se sont engagés dans des travaux en commission à un rythme hebdomadaire. Cinq commissions dont on trouvera les thèmes et les président ici. Le risque est qu'ils se noient dans les détails et les arguties de la légistique et perdent de vue les grands enjeux politiques. Le fait que les commissions ne soient pas publiques est un risque supplémentaire de voir se creuser le fossé entre l'Assemblée et le peuple genevois.

 

 

 

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Commentaires

sympa la vidéo... on sent le pro derrière la caméra...questions pertinentes, cadrage précis, et prise de plan en perspective... la classe JFM !!
lol..mur........

Écrit par : mur | 18/05/2009

C'est la loi constitutionnelle, votée à une très large majorité par le peuple, qui précise que les séances des commissions ne sont pas publiques.

La volonté du peuple est donc que ces commissions travaillent dans la sérénité qui sied à leurs travaux.

Écrit par : j.nizard | 18/05/2009

Un budget sera (est) discuté pour que les constituants participent à la course de l'Escalade. Quel rapport avec ce pourquoi ils ont été élus?
Et dire qu'ils sont payés pour déblatérer et arriver à ce genre d'inepties... Pauvre République!

Écrit par : Tatage | 18/05/2009

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