14/07/2009

Révocation des magistrats: l'échec des communistes genevois, c'est aussi l'échec d'un MCG

communistes logo.jpgVolontiers rouspéteurs et rebelles à l'autorité, les Genevois n'ont pas saisi la perche que leur tentaient Les Communistes de pouvoir destituer un magistrat par un vote révocatoire. L'initiative populaire lancée le 25 mai dernier a échoué. Les militants n'ont récolté que six mille signatures. Impossible d'ici le 31 juillet, sans une mobilisation dont ils n'ont pas les ressources, de passer le cap des 10'000 signatures nécessaires.

Cet échec est aussi un coup dur pour le constituant MCG Patrick-Etienne Dimier qui rêve d'introduire une procédure d'impeachment démocratioque dans la nouvelle constitution genevoise.


"L’instauration d’un Référendum révocatoire permettant de révoquer les mandats des Conseillers d’Etat, des conseillers administratifs, des maires, des adjoints aux maires constituerait une extension des droits démocratiques, notaient Les Communistes en mai dans un communiqué disponilbe sur leur site www.lescommunistes.org, le peuple pouvant non seulement élire ces derniers, mais aussi les destituer avant la fin de leur mandat. Le référendum révocatoire pourrait notamment être utilisé en cas de non-respect de la volonté populaire, de retournement de veste notoire, d’abus de pouvoir ou de gestion désastreuse d’une crise."

"Le droit de Référendum révocatoire a déjà été inscrit dans la constitution du canton du Tessin, indiquent Les Communistes, permettant de demander la destitution en bloc du Conseil d’Etat (cinq membres). D’autres républiques comme la Bolivie et le Venezuela l’ont aussi instauré dans leurs constitutions. Dans ce dernier pays, il a même déjà été utilisé contre le Président de la république."

Commentaires

En quoi cet échec serait-il le mien? Je ne faisais pas partie de cette initiative et le MCG est à des années lumières de ce genre de réflexion.

C'est seulement l'échec des communistes qui ont là une bonne occasion de jauger leur impact politique direct.

Il ne faut pas confondre la revanche personnelle, ici contre les juges, avec la protection de la valeur des Institutions, dont l'initiative destitutive est l'objet.

Nous verrons bien si, au terme des travaux de commission, les partis gouvernementaux tiennent le haut du pavé et parviennent, par le jeu des alliances incestueuses, à protéger les gouvernants qui méritent d'être remerciés.

Patrick-E. Dimier
Constituant

Écrit par : patrick Dimier | 14/07/2009

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