09/09/2009

La pépite démocratie est dans la gangue des conventions (à propos du premier débat public de la Constituante)

DSC02487.JPGQui a peur de la démocratie? Drôle de question me direz-vous.  Pourtant elle a été sans cesse en filigrane de la première audience-débat publique d'une commission de la Constituante. La commission 4 a invité hier soir à Thônex deux maires français (Christian Dupessey, divers gauche, maire d'Annemasse et François Meylan, écologiste, maire de Ferney-Voltaire), le président de Regionyon et syndic de Copet (Pierre André Romanens, radical) et l'ancien conseiller d'Etat libéral Claude Haegi, aujourd'hui président de la FEDRE.

Qui a peur de la démocratie? Pas les constituants en tout cas. Au contraire, ils en voudraient davantage pour améliorer la gouvernance de la région. Ils ont élaboré déjà plusieurs thèses à ce sujet, que leur présidente, l'experte Carine Bachmann (personne ne soupçonne de n'être pas francophone ;-)... ), a longuement détaillées avec son délicieux accent alémanique.

Les peureux de la démocratie -  le terme est peut-être un peu fort -  étaient les quatre invités qui on tardé à dire si oui ou non ils sont favorables à une "institution permanante et renouvelable" (prudent et soucieux de ne froisser personne, les constituants n'utilisent pas le mot "élue") pour gouverner la région dans "'objectif du développement durable et équitable dans le respect du droit international en vigueur" (cette dernière réserve permettant de ménager la susceptibilité des Etats nations qui nous gouvernent).

Sur le débat d'hier soir, on lira avec intérêt le long commentaire que publie le constituant Pierre Kunz sur son blog "Je la connais la musique!" celui de la co-présidente de l'assemblée sur Le blog de Marguerite Contat-Hickel, celui encore du constituant Maurice Gardiol sur son blog Résistance et ouverture où ont été posté deux commentaires intéressants.


Qui a peur de la démocratie? Drôle de question me direz-vous.  Pourtant elle a été sans cesse en filigrane de la première audience-débat publique d'une commission de la Constituante. La commission 4 avait invité deux maires français (Christian Dupessey, divers gauche, d'Annemasse et François Meylan, écologiste, Ferney-Voltaire), le président de Regionyon et syndic de Copet (Pierre André Romanens, radical) et l'ancien conseiller d'Etat libéral Claude Haegi, aujourd'hui président de la FEDRE.

Qui a peur de la démocratie? Pas les constituants en tout cas. Au contraire, ils en voudraient davantage pour améliorer la gouvernance de la région. Ils ont élaboré déjà plusieurs thèses à ce sujet, que leur présidente, l'experte Carine Bachmann, que personne ne soupçonne de n'être pas francophone (;-), a longuement détaillées avec son délicieux accent alémanique.

Les peureux de la démocratie -  le terme est peut-être un peu fort -  étaient les quatre invités qui on tardé à dire si oui ou non ils sont favorables à une institution permanente et renouvelable (prudent et soucieux de ne froisser personne, les constituants n'utilisent pas le mot "élue") pour gouverner la région dans l'objectif du développement durable et équitable dans le respect du droit international en vigueur (cette dernière réserve permettant de ménager la susceptibilité des Etats nations qui nous gouvernent).

Les plus dubitatifs étaient l'ancien conseiller d'Etat Haegi qui regrette que l'autorité du Comité régional franco-genevois (CRFG) ait été dilué dans trop de démocratie. Le maire écolo de Ferney-Voltaire a aussi manifesté des réserves, pirvilégiant la démocratie participative chère aux Verts, et qui fleurent bon les soviets que les pros de l'agit-prop savent manipuler à leur guise.

Pierre-André Romanens, coopté par ses paires pour la législature 2005-2011 à la présidence de Regionyon, a posé la gouvernance de sa région en modèle, mais n'a pas dit quand les 100'000 habitants des 47 communes membres pourraient élire leur président au suffrage universel. Seul Christian Dupessey a affirmé son adhésion franche et massive au projet des constituants, tout en apportant moults bémols quant à la faisabilité effective d'une telle motion. Il sait bien, le maire d'Annemasse rebondissant sur les mises en garde de Claude Haegi, que ni l'Etat français ni les conseils généraux ne laisseront filer leur autorité. L'enjeu, dont il ne fut jamais question hier soir, c'est la rétrocession fiscale sur l'impôt à la source des frontaliers qui fait toujours l'objet d'âpres marchandages en France entre les communes, les intercommunalités, le département, la région et l'Etat français.

Pourtant des efforts sont faits et sont significatifs pour que les quelque 250 communes de l'agglomération franco-valdo genevoise se fassent entendre. Les chemins de leur fédération sont assez similaires, même si le mille-feuille politico-administratif est fort différent de part et d'autre de la frontière.

Sur France c'est l'Association régionale de coopération qui veut devenir le Syndicat mixte de référence capable de parler à Genève les yeux dans les yeux.

Côté vaudois, l'adhésion d'ici la fin de l'année de la Ville de Nyon à Regionyon devrait enfin donner à Pierre-André Romanens la stature de véritable président régional.

Et du côté genevois, l'ancienne amicale des maires se musclent toujours plus. L'Association des communes genevoises veut devenir un partenaire en état de réclamer de nouveaux pouvoirs au canton. Reste à donner à cette couche du mille-feuille suisse que d'aucuns voudraient élever au rang de Sénat cantonal la légitimité démocratique qui lui sied.

J.-F. Mabut, jounaliste animateur de ce blog, animateur aussi du débat de Thônex

 

 

 

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