24/09/2009

Rendons à Soli Pardo sa couronne

pardo soli couleur.pngLa fièvre éditoriale saisit les blogueurs de la Tribune. Un billet chasse l'autre. Du coup j'ai manqué la note que Soli Pardo a publiée hier matin sur Substratum à propos de la séance de la Constituante de mardi et attribué les lauriers à Boris Calame. Félicitons-les les deux.

Sous le titre "Le cri muet du règlement violé", le constituant UDC règle ses comptes avec une institution dont il ne cesse de combattre l'existence. Son propos mérite attention.

"Les règlements, comme les lois, ne crient pas quand on les viole, écrit Soli Pardo."

Les socialistes défendront sans doute la co-pérsidente Christiane Perregaux, qui est directement mise en cause. Sans doute dénonceront-ils la méthode qui relève de la grève du zèle ou des pires dictatures: appliquer le droit à la lettre, mécaniquement. Terrible paradoxe pour la Constituante et les futures institutions dont elle prépare les principes de gouvernance.


(...) "Cette propension à violer le règlement doit absolument être abandonnée, à défaut de quoi le peu de crédibilité qui reste disparaîtra. Seul un changement total de mentalité de la part de la Direction permettra de remonter la pente et de donner l'image d'un aréopage capable de rédiger le texte d'une Constitution plausible, suceptible de remporter l'adhésion des électeurs de ce Canton, élaborée dans le respect des règles qui le régissent.

Ce qui jusqu'ici ne donne qu'un spectacle tristement loufoque peut rapidement se transformer en un scandale, par exemple si on découvrait que cette absence totale de respect de règles élémentaires avait des consquences plus lourdes, par exemple financières. Ce qu'on saura peut-être un jour si le Bureau de la Constituante prenait la peine de faire approuver par l'Assemblée plénière les comptes 2008, ce que le règlement stipule, mais ce qui ne sera sans doute jamais fait car le règlement, je le répète, a pour principale vocation de ne pas être appliqué. Et les budgets 2009 et 2010, bien que votés par la même Assemblée plénière, ne seront semble-t-il ni appliqués ni soumis à son suffrage pour modification..."

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Commentaires

L'Etat de droit implique que les lois soient respectées. La dictature est au contraire le règne de l'arbitraire, où les lois sont appliquées au gré de la volonté de ceux qui les appliquent. Une assemblée constituante qui ne respecte pas son propre règlement peut-elle sérieusement rédiger une constitution qui est appelée à être respectée par toutes les autorités de la république?

Trop de formalisme nuit peut-être à la liberté. Mais son absence totale est bien plus grave pour la démocratie.

Écrit par : J. Nizard | 24/09/2009

Rendons à César ce qui lui revient! C'est toujours plus facile de critiquer que de faire. Pfffff ... Il faut qu'il applique lui-même les règles qu'il imagine édicter avant de faire la leçon et de forcer à autrui à se comporter selon ses désirs qu'il prend pour des réalités. Incarner une autorité n'est pas écraser les autres; bien au contraire : c'est montrer l'exemple!

Écrit par : pardi | 24/09/2009

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