26/01/2010

1, 2, 3, 10, 45, 60 communes à Genève?

communes cartes.pngComment gouverner Genève? C'est la question clé de la réforme constitutionnelle 2012 qui entame son deuxième exercice.

Faut-il accroître le participation des associations, les intégrer formellement dans l'élaboration des projets comme l'a souhaité la politique fédérale des agglomérations ou comme l'expérimentent certaines communes avec plus ou moins de bonheur?

Faut-il renforcer les partis politiques qui sont le lieu où se forgent et se débattent les options politiques et que le mode d'élection à la proportionnelle rend tout simplement indispensable? Faut-il renforcer les communes, ériger l'ancienne amicale des maires, devenue association des communes genevoises, en sénat cantonal?

Ces questions courent dans le landerneau et vont occuper trois soirs durant les quelque sept cents municipaux du canton (enfin ceux qui voudront bien se déplacer). La première réunion a lieu ce soir en Ville de Genève.


Une commune (fusion des communes avec le canton), 2 communes (la ville et les autres), 3 communes (la ville, rive gauche, rive droite), 10 communes (projet radical), 45 (statu quo) ou 60 communes circonscriptions électorales (le projet de votre serviteur) en 2012 à Genève, poser la question semble déjà audacieux. La méthode de travail nous conduit tout droit au statu quo! Pourtant les communes ne sont-elles pas que des coquilles vides?

Sans vouloir dévaloriser les travaux des autres commissions, il faut bien reconnaître que

  • la commission 1 présidée par le socialiste Gardiol ne va guère innover et se contentera de répéter des principes fondamentaux déjà ancrés dans d'autres chartes et constitutions qui engagent Genève ou de consacrer la souveraineté alimentaire et le développement durable;
  • la commission 2, présidée par l'élu AVIVO Pierre Gauthier, n'élargira pas le cercle des votants et électeurs aux étrangers, ce qui sera un des points sombres de la Constitution de 2012. A Genève, près d'un travailleur sur trois continuera d'être un citoyen de seconde zone. Que fait la Cour européenne des droits de l'homme?
  • la commission 4 présidée par Yves Lador des Associations de Genève, créera sans doute les prémices d'une assemblée régionale et déclarera Genève, ville et canton de paix, ce qui ne mange pas de pain
  • la commission 5, présidée par l'élu de la très patronale Genève Avance Benoît Genecand, listera les tâches de l'Etat qui doivent avoir rang constitutionnel et déclarera que l'eau est un bien public ce qui n'engage à pas grand chose, sinon que son gérant ne peut pas s'enrichir.

C'est donc bien de la commission 3, présidée par le libéral Lionel Halpérin, que l'on attend l'essentiel des réformes qui doivent améliorer la gouvernance du canton.

La plus muette des commissions jusqu'à jeudi dernier s'engage à son tour dans la ronde des auditions débats mais ne pousse pas l'audace jusqu'à s'exposer au public. Seuls les conseillers municipaux sont invités à débattre de leur avenir. Autant dire que le statu quo a toutes les chances de perdurer et les structures obsolètes héritées du XIXe siècle de se maintenir.

Ce sont les commissions 1, 4 et 5 qui, ce jeudi 28 janvier, ouvrent le débat sur la démocratie participative. Elles convient la population de Genève sud à se rassembler à Plan-les-Ouates et à entendre les doléances politiques d'une longue liste d'association (Invitation et liste des associations ci-dessous)

JFM

A propos de la démocratie participative, lire cette note celle-ci, celle-ci, celle-ci encore et celle-là, à propos d'un canton à 60 communes circonscriptions électorales du projet radical et

 

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