08/02/2010

Qu'attend la Genève internationale de Genève?

onu_genev sculpture e.jpgQu'attend la Genève internationale de Genève? Bonne question que pose la Constituante ce mercredi 10 février à 20h au CICG et à laquelle tentera de répondre, sous les ordres du constituant Antoine Maurice, une palette de cinq acteurs* de la nébuleuse OI et ONG, à laquelle le Service cantonal de statistique a consacré une étude circonstanciée parue en novembre dernier.

Le questionnement des constituants est d'autant plus pertinent que les nations sont au prise avec un véritable casse-tête: promouvoir une meilleure gouvernance mondiale et défendre leurs intérêts bien compris, lesquels ne coïncident que rarement, du moins à court ou moyen terme. A long terme, c'est bien connu, on sera tous morts.

Sans compter que les nations - un concept né au XIXe siècle - qui se sont unies au XXe siècle, pourraient bien disparaître au cours de ce XXIe siècle, contestées qu'elles sont par les très grandes entreprises transnationales ou a-nationales, les mafias, les humains qui se pensent volontiers citoyens du monde et le sont sur la toile, et les défis que la terre affronte et qui réclament des solutions globales.


Petit rappel, la Genève internationale, c'est pour le canton de Genève 2,8 milliards de francs (6,5% du PIB cantonal) et 23'400 emplois (7,8%). A l'origine de cette mine d'or, convoitée par d'autres capitales et villes "internationales", la signature, en 1864, de la première Convention de Genève.

"D’une petite organisation non gouvernementale (ONG) préoccupée par le sort des blessés sur les champs de bataille, on est passé à un réseau dense d’organismes divers traitant de tous les grands défis auxquels notre monde est confronté. Aux conflits armés sont venus s’ajouter les migrations, les changements climatiques, la santé publique, le travail décent, les échanges commerciaux internationaux et même, avec le CERN, la compréhension des lois de l’univers, la croissance de ce qu’il est convenu d’appeler «la Genève internationale» a été spectaculaire" note David Hiler dans la préface de l'étude précitée.

Qu'entendra-t-on ce mercredi soir au CICG permettant aux 15 membres de la Commission 4 d'inscrire un article ad hoc dans la Constitution 2012 de la République et canton de Genève?

Suggérons ici trois ou quatre idées iconoclastes:

  • créer un district international (et transnational) virtuel (c'est-à-dire sans territoire géographique ni frontière matériel) donnant néanmoins aux travailleurs de la Genève internationale - ONG reconnues comprises - des droits réels de vote et d'éligibilité et créer une assemblée.
  • créer un statut de citoyen du monde garantissant les droits fondamentaux à leur porteur, lesquels pourraient en être déchus par une juridiction internationale s'ils sont convaincus de recourir à la violence ou à d'autres actions contraires à la Déclaration universelle des droits humains,
  • installer une plate-forme off shore sur le lac de Genève, à la frontière avec le Pays de Vaud et la France, et y installer une zone franche, un paradis fiscal et un grand casino, destinés à financer la Genève internationale.
  • créer une Fondation pour le soutien aux correspondants des médias des pays en développement et l'information sur la Genève internationale.
  • etc... à vos plumes...

JFM

*Les participants au débat

Le débat portera sur les thèmes suivants:

  1. Genève internationale comme siège de coopération internationale. Expérience et réflexion sur les conditions d’accueil.
  2. La créativité de la Genève internationale dans la promotion et l’adoption de nouveaux acteurs, de nouveaux réseaux et de nouvelles méthodes de collaboration internationale.
  3. Les attentes des «internationaux» à l’égard de Genève.

 

Commentaires

La 2ème idée iconoclaste suggérée dans cet article est une réalité. Le statut de Citoyen du Monde existe depuis 1948 et organisé depuis 1949, même si la reconnaissance par les Etats (appelés à disparaître) tarde à venir.
Avant d'être citoyens nationaux, nous sommes Citoyens du Monde, avec droit de vote à des élections transnationales mondiales pour autant que l'on s'inscrive sur les listes électorales mondiales. Ce statut est implicitement reconnu par la Déclaration Universelle des Droits de l'Homme qui dit que nous avons droit à un ordre tel que les droits et libertés soient réalisés (art.28), qui dit que cet ordre doit découler de la démocratie (art.21-3), et qui donne, dans le préambule, une direction "afin que les individus et tous les organes de la société (...) s'efforcent de développer le respect de ces droits.
Daniel Durand
Président,
Registre des Citoyens du Monde

Écrit par : Daniel Durand | 09/02/2010

Chers amis,

Les citoyens de Genève sont certainement très heureux d'accueillir les ONG, l'ONU et toutes ces organisations internationales et divers associations modiales sur son sol, mais les habitants de Genève, dont je fais partie, seront encore beaucoup plus heureux, que certaines ONG qui sont heureux de partager notre quotidien, notre vie et notre territoire, puisse s'adaptés quelque peu, à nos lois syndicales suisses, et ceci malgré leur règlement interne, car malheureusement, il arrive parfois, que certaines ONG négligent quelque peu, ce point précis, cela même, qu'elles ont signés avec notre canton un accord en ce qui concerne le respect de nos lois syndicales Suisses, car cela met en difficulté certains de nos con-citoyens malheureusement, lorsqu'ils acceptent certaines missions ou même mandats auprès d'eux.
Esmé

Écrit par : Esméralda | 10/02/2010

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