24/06/2010

Urne électronique: la constitution l'évoque par défaut

203.31.a exercice des droits politiques.jpge-voting.jpg"L'urne électronique (e-voting) ne change rien à la pratique démocratie", explique Florian Irminger, rapporteur de la commission 2, revenu de sa mission humanitaire à Tbilissi. [Pour consulter le rapport, cliquer ici]

"Elle ne fait qu'ajouter un mode d'expression aux deux qui existent déjà et ne seront pas supprimés: le vote au local de vote et le vote par correspondance. Les constituant ont voulu rester sobre dans l'expression des thèses sur l'exercice des droits politiques. Il appartiendra au législateur de s'adapter aux révolutions que la technique nous promet pour dans 50 ou 100 ans" poursuit le jeune constituant.

Personne n'évoque les autres modes d'expression politique que rendenz désormais possible les technlogies de l'information et de la communication. Il n'est pas discuté non plus de la question de la récolte des signatures par voie électronique pour les initiatives, les référendums et les pétitions. On lira à ce sujet quelques réflexions ici.

Sur la démocratie électronique, il y a sans doute des expériences et des études qui ne demandent qu'à être connues. Faites en mention dans les commentaires ci-dessous.

Le débat dure sur la thèse 203.4 qui garantit aux handicapés l'exercice des droits politiques. La gauche manifeste sa contrariété de l'intention de la droite de renoncer à ces thèses déjà réalisées ailleurs plaide la droite. A n'en pas douter, la droite dans sa croisade d'éviter les doublons et d'atteindre son objectif d'une constitution light va, après les femmes, les syndicats, trouver cette fois les handicapés contre son projet de Constitution.

Détail des votes ici


Le libéral Laurent Hirsch retire les thèses de minorité. Louise Kasser dénonce ce retrait qui augure un refus des thèses de la majorité.

Christian Grobet critique la présidence de Jacques-Simon Eggly qui s'est il est vrai passablement emmêlé les pinceaux dans la procédure de vote sur le financement des partis. Jacques-Simon Eggly déclare que ces propos seront déduits du temps de parole de l'AVIVO. Ce qui lui vaut une réplique de Grobet. Cour d'école.

L'ancien conseiller d'Etat défend son amendement en réclamant que la récolte des signatures d'initiatives et de référendums ainsi que la distribution de tracts politiques sur le domaine public doivent être garantis. L'avocat dénonce par ailleurs le vote électronique qui n'offfre pas la garantie nécessaire de l'exercice des droits politiques.

Daniel Ducommun dénonce la droite qui a refusé la transparence des comptes des partis politiques sans expliquer son vote. C'est là un manque de démocratie d'autant moins exusable que ces thèses ont été adoptées en commission.

Soli Pardo défend son amendement. à la thèse 102.251.d On en lira l'essentiel dans son blog Substratum - merci à lui de l'avoir posté. L'enjeu tient à la subtile distinction entre la notion de peuple souverain chère à l'UDC et la notion de citoyens et citoyennes isncrite dans la thèse. L'avocat en profite pour dénoncer l'emploi du langage épicène qui tend à introduire dans les textes la forme féminine à l'égal de la forme masculine.

Le débat se poursuit à propos du fait que certaines thèses adoptées majoritairement en commission pourraient être refusées. C'est le cas de la thèse 203.4 qui garantit aux handicapés l'exercice des droits politiques. La gauche manifeste sa contrariété. A n'en pas douter, la droite dans sa croisade d'éviter les doublons et d'atteindre son objectif d'une constitution light va, après les femmes, les syndicats, trouver cette fois les handicapés contre son projet de Constitution.

16h20. Au vote

Détail des votes ici

fb 24 juin irminger.jpg

 

15:48 Publié dans 2 Droits politiques, Séances plénières | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : urne électronique | |  Facebook

Commentaires

"L'urne électronique (e-voting) ne change rien à la pratique démocratie" ? Si bien sûr, elle introduit de l'opacité là où il y avait de la transparence.
Pas une semaine sans que les médias ne relatent de bugs, failles informatiques ou actions des hackers touchant des entreprises de premier plan ,voir même des Etats. A qui fera t'on croire que les logiciels de vote électronique seraient à l'abri de ces problèmes ? La différence c'est qu'une fraude financière se détecte facilement, un détournement informatique de voix passera totalement inaperçu !

Écrit par : Altos | 24/06/2010

Les ordinateurs de vote sont des dispositifs électroniques dédiés au vote, utilisés uniquement en bureaux de vote, et, pour la plupart, non connectés à internet. Leur usage connaît un recul important ces dernières années, en particulier avec l'abandon de cette technique par la Hollande alors que c'était le pays le plus engagé au monde (90% des électeurs depuis 15 ans). Les constats de dysfonctionnements se multiplient partout dans le monde.

Le vote par internet est bien plus vulnérable que les ordinateurs de vote car les ordinateurs des électeurs, connectés à internet, sont la proie de multiples virus et autres vers. Mais les dysfonctionnements sont plus difficiles à constater puisque le vote ne se déroule plus dans un bureau de vote sous la surveillance d'assesseurs.

Alors que les fraudes au commerce électronique continuent d'augmenter, c'est un non sens de prétendre que le vote par internet pourrait être sécurisé.

Pour en savoir plus : www.ordinateurs-de-vote.org

Écrit par : Matif | 25/06/2010

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