18/10/2010

Mais pourquoi le parti radical est-il à contre-temps?

de mont Mollin Maurice.pngSanté, Enseignement et recherche, Justice, sécurité, situations d'urgence, Social et Politique de l'enfance, Vie sociale et participative tel est le menu encore copieux et sans doute lourd de quelques chausse-trapes politico-politiciennes que la Constituante doit encore avaler d'ici fin novembre. Elle reprend ses séances plénières et publiques ce jeudi après-midi. L'assemblée a déjà adopté un bon paquet de thèses, dont on trouvera le détail sur le site officiel de l'Assemblée www.ge.ch/constituante et que met en forme une commission de rédaction coîte et, paraît-il, très fière de son oeuvre.

En marge de ces séances, les partis organisent leurs propres réunions d'explications, de mise au point, de réflexion ou de thérapie de groupe, comme au PDC, où les deux Assises constitutionnelles organisées ont vu les délégués démo-chrétiens interpeller vigoureusement leurs élus à propos de leur ralliement, main sur la couture ou presque, à la droite élargie, dont la gouverne semble tenue par Ge-avance.


Le parti radical également tient aussi régulièrement des agoras en son siège du 13, bd Jacques-Dalcroze: "La sixième et dernière Agora constitutionnelle portera, ce mercredi 20 octobre, à 18h30, sur la Genève internationale et la région, dont notre canton est le coeur". On s'interroge cependant sur le timing du thème choisi dans la mesure où le débat et le vote des thèses ont eu lieu en septembre dernier.

Deux constituants radicaux libéraux, dont les groupes encore séparés siègent aux antipodes de la salle du Grand Conseil (à quand le grand jamborre constitutif?), animeront le débat: Antoine Maurice*, constituant du groupe "Radical-Ouverture et  Simone de Montmollin, constituante du groupe "Libéraux et  Indépendants". Pas de risques d'étincelles, à moins que quelques élus viennent demander au parti radical pourquoi son projet de dix communes pour Genève n'a pas été retenu.

 

Commentaires

Cher Monsieur Mabut,

La réponse est très simple : lorsque les agoras constitutionnelles du Parti radical genevois ont été fixées, le calendrier des plénières ne nous était pas connu.

Cela ne change rien à l'intérêt que portent nos membres, militants et sympathisants à nos agoras. Ce d'autant plus que ces débats produisent des réflexions intéressantes pour la suite des travaux de notre Assemblée.

Bien à vous,

MJA

Écrit par : Murat Julian Alder | 18/10/2010

Ecrire que l'ambition des Radicaux d'organiser le territoire genevois en dix communes n'a pas été retenue procède d'une analyse inexacte des faits.
Le projet de districts, tel qu'il a été voté dans ses principes, constitue en effet bel et bien une mise en oeuvre de cette ambition. La Constituante n'a-t-elle pas adopté la division du canton en 6 à 10 districts ? Or il est clair pour le groupe Radical Ouverture que ces districts formeront le catalyseur du regroupement des 45 communes actuelles. Dans la pratique ce regroupement interviendra au rythme et de la manière que voudront les communes. Et nous parions que ce processus de regroupement sera achevé avant 2040.
Ce à quoi la Constituante a renoncé est d'une part la division de la Ville en 4 commune (la Ville formera un des districts) et d'autre part l'imposition constitutionnelle d'un d'un découpage et d'un calendrier aux communes, comme certains le désiraient.
S'agissant de ce dernier point, il sied de souligner que les Radicaux n'ont jamais recommandé un découpage et un calendrier imposé par la Constitution.

Écrit par : Pierre Kunz | 18/10/2010

La théorie, c'est quand on sait tout et que rien ne fonctionne. La pratique, c'est quand tout fonctionne et que personne ne sait pourquoi.
A la Constituante, ils ont réuni théorie et pratique : Rien ne fonctionne... et personne ne sait pourquoi !

Écrit par : Charly Schwarz | 19/10/2010

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